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Netflix a-t-il eu raison de miser une fortune sur la suite de Happy Gilmore ?

Netflix a déboursé une somme exceptionnelle pour obtenir la suite du film culte Happy Gilmore. Cette décision soulève des questions sur la pertinence d’un tel investissement et sur les retombées attendues pour la plateforme de streaming.

Netflix a déboursé une somme exceptionnelle pour obtenir la suite du film culte Happy Gilmore. Cette décision soulève des questions sur la pertinence d’un tel investissement et sur les retombées attendues pour la plateforme de streaming.

Un investissement hors-norme pour une comédie culte revisitée

Lorsque Netflix a misé sur le retour du légendaire « Happy Gilmore » avec une suite très attendue, l’opération semblait gagnante d’avance. Propulsé par la présence d’Adam Sandler, désormais habitué aux succès sur la plateforme, « Happy Gilmore 2 » s’est rapidement hissé parmi les dix films les plus vus du service depuis sa sortie en juillet. Pourtant, derrière ces chiffres flatteurs se cache un chiffre bien moins consensuel : le budget astronomique de la production.

Des chiffres qui donnent le vertige

Révélé récemment par le New Jersey Business Magazine, le coût total s’élève à quelque 152,5 millions de dollars. Cette somme record s’explique en partie par un tournage intégralement réalisé dans le New Jersey, mais aussi par la mobilisation d’une distribution pléthorique, comprenant non seulement Sandler mais aussi des figures comme Benny Safdie et même le golfeur professionnel John Daly. Selon la New Jersey Motion Picture and Television Commission, cette dépense colossale ouvre droit à de substantielles réductions via le programme local de crédits d’impôt. Au final, si l’on applique un taux classique de 30 à 35%, le coût réel pourrait redescendre entre 99 et 107 millions de dollars. Cependant, ces calculs ne tiennent pas compte des frais marketing ou des dépenses hors New Jersey.

L’équation complexe du succès en streaming

Mais alors, tout cet argent était-il bien investi ? Difficile à dire. Dans l’univers du streaming, les critères diffèrent radicalement de ceux du cinéma traditionnel. Ici, seul le nombre d’heures visionnées fait foi. Or, « Happy Gilmore 2 » a déjà franchi la barre symbolique des cent millions d’heures regardées en quelques semaines — un exploit qui ne garantit toutefois pas une place au panthéon des plus grands hits Netflix comme « Damsel ». Autre facteur déterminant : pour attirer des vedettes telles que Sandler sur une exclusivité numérique, tout le monde doit être payé rubis sur l’ongle dès le départ — point qui alourdit forcément la facture.

Comparaisons et perspectives pour Netflix

Il suffit pourtant d’observer d’autres paris risqués : « Heart of Stone » ou encore « Red Notice », tous deux dotés de budgets comparables (environ 150 millions) mais dont l’écho public fut moindre ou dont les suites tardent à voir le jour. À ce stade, seuls les dirigeants de Netflix pourraient trancher sur la rentabilité réelle d’une telle entreprise. Pour l’instant, force est de constater que « Happy Gilmore 2 » aura au moins permis à la plateforme d’accrocher un nouveau succès populaire à son tableau de chasse – même si tout cela laisse encore planer quelques interrogations sur la durabilité économique de ces stratégies grand spectacle.

Source originale: www.begeek.fr

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