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Après Alien: Earth, Noah Hawley s’impose comme l’homme providentiel des franchises cultes

Après avoir marqué les esprits avec la série Fargo, Noah Hawley s’attaque désormais à l’univers Alien avec Earth. Son implication suscite déjà l’enthousiasme, nourrissant l’espoir d’un renouveau réussi pour cette franchise culte.

Après avoir marqué les esprits avec la série Fargo, Noah Hawley s’attaque désormais à l’univers Alien avec Earth. Son implication suscite déjà l’enthousiasme, nourrissant l’espoir d’un renouveau réussi pour cette franchise culte.

Une franchise « Alien » réinventée à la télévision

Dans un paysage télévisuel où les budgets explosent et les effets visuels rivalisent désormais avec le grand écran, la série « Alien: Earth » s’impose comme un tournant. Conçue par Noah Hawley, cette nouvelle incursion dans l’univers des Xénomorphes transporte les spectateurs en 2120, juste avant le chef-d’œuvre de Ridley Scott. Ici, sur une Terre dominée par des méga-corporations obsédées par l’immortalité via la technologie synthétique, le crash d’un vaisseau spatial change radicalement la donne : les créatures extraterrestres sèment le chaos dans un monde déjà gangrené par le capitalisme.

L’horreur retrouvée et le savoir-faire Hawley

Dès ses trois premiers épisodes, « Alien: Earth » offre une montée en tension exemplaire, oscillant entre hommage appuyé au film originel et inventions macabres. On retrouve notamment cette séquence glaçante où l’officier de sécurité du vaisseau, Morrow (Babou Ceesay), tente désespérément de contacter Weyland-Yutani, tandis qu’une créature s’acharne sur la porte. La suite bascule rapidement dans l’horreur pure : naufrage du USCSS Maginot en Thaïlande moderne (rebaptisée New Siam sous contrôle de Prodigy), attaques brutales lors d’un dîner mondain — littéralement « manger les riches » — ou encore ce plan dérangeant d’un alien émergeant de l’œil d’un chat mort.

Noah Hawley, épaulé par le réalisateur Dana Gonzales, fait preuve d’une inventivité saisissante pour renouveler le mythe du Xénomorphe. Certains choix scénaristiques — comme ces enfants piégés dans des corps synthétiques adultes — divisent certes, mais l’ensemble séduit par sa cohérence et sa fidélité à l’esprit anti-corporate de la franchise.

L’espoir d’un renouveau pour « Jurassic Park » ?

Cette réussite relance une vieille idée : et si Hawley redonnait enfin ses lettres de noblesse à Jurassic Park/World, malmené par des suites poussives ? Son approche, centrée sur la tension narrative et une critique féroce du capitalisme débridé, serait idéale pour remettre au goût du jour la peur viscérale que suscitent les dinosaures. Contrairement aux derniers films qui s’égarent dans une accumulation de gadgets scénaristiques, un show supervisé par Hawley pourrait réellement exploiter :

  • L’affrontement entre grandes firmes telles que InGen, Mantah Corp ou Biosyn.
  • Le retour à une horreur organique fidèle à l’esprit du roman original.
  • L’exploration des dérives technologiques et génétiques propres à l’œuvre de Crichton.

Pistes ouvertes pour le futur du genre

Ce nouvel opus télévisuel démontre que le format série peut offrir à une franchise historique un souffle inédit. Tandis que « Alien: Earth » poursuit sa diffusion sur FX via Hulu chaque mardi, beaucoup espèrent désormais voir Noah Hawley appliquer son talent unique à d’autres univers mythiques. Reste à savoir si Hollywood osera lui confier les rênes…

Source originale: www.begeek.fr

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